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 Présentation d'Alix

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AuteurMessage
Alix de Coucy
Vampire
† Dame de France †



Messages: 7
Date d'inscription: 14/12/2010

MessageSujet: Présentation d'Alix   Mar 14 Déc - 18:58

Identification :

Titre (facultatif): Marquise de Coucy
Prénom : Alix
Âge : (maximum 700 ans) 641 ans
Date de naissance : Je suis née en hiver de l'an de grâce 566
Nationalité : française
Sexe : féminin
Taille : 1m57
Poids : 45 kg
Signes particuliers : (cicatrices, tatouages, piercings, ...) non


Description :

Pouvoirs : (2 aux choix à décrire) Reine des glaces : Peut être est-ce pour ça que mes yeux sont si bleus et mes cheveux si blancs. Je ne suis pourtant pas né dans les pays nordiques, mais j'ai le talent de manipuler la glace. A partir d'une coupe ou d'une flaque d'eau, je fais de vrais miracles. Le corps humain n'est-il pas composé en grande majorité d'eau ? Dans ma prime jeunesse, il m'est arrivé de garder de jolies statues de glaces dans mon jardin pendant plus d'un mois durant les mois d'hiver. Si mon pouvoir marche parfaitement sur les humains, il est plus ardu de l'utiliser sur mes semblables dont le corps est déjà froid et donc peu enclin à geler de foxterrier. Par contre, sur sol humide, je peux facilement les paralyser en les gelant à même la terre.

Attraction : Quand on est aussi belle que moi, il n'est pas si évident à comprendre pourquoi on pourrait avoir besoin d'un pouvoir comme celui là. On ne choisis pas ses pouvoirs, mais il est fort pratique pour s'attacher les gens en qui l'on doute. Un homme amoureux, même sous la contrainte, est toujours plus utile que mort. Et si ça m'amuse à moi de voir les gens se sacrifier à mon service?

Métier : Quelle horreur...

Description mentale : (5 lignes minimum) Certaines personnes prétendent que je suis un tyran. Ce sont des bruits de cuisines que mes caméristes répandent, des bruits de soubrettes qui n'ont décidément rien d'autres à faire. Pour mes amies, je suis une femme charmante, mais une femme de mon rang à-t-elle vraiment besoin d'amis ? J'ai été élevé par mes chers parents dans l'idée que mon seul avenir était de faire un beau mariage utile à ma famille et à la gloire de mon frère ainée. Puis à combler mon époux. Finalement, c'est lui qui m'a comblé à tel point qu'il en est mort le pauvre.
Je souris beaucoup, aime rire, parler, mais je ne parles pas aux personnes qui ne sont pas de mon monde. En France, les vampires vivent loin des humains et ne les côtoient qu'à leurs services ou en casse croutes. Je possède de nombreux humains qui me doivent le respect si ils ne veulent pas finir en hors d'œuvres. Je suis exigeante avec moi même autant qu'avec les autres.

Description physique : (5 lignes minimum) Je suis une jeune femme de constitution fragile depuis toujours. Quelques chose à pourtant contribué à me rendre plus forte tout en mettant une fin à ma vie... enfin, techniquement parlant bien sur. Revenons à moi. Je suis née en hiver et peut être est-ce pour cela que mes cheveux sont longs et blancs. Je n'ai jamais rencontré d'enfant ou même de jeune femme ayant les cheveux tellement clairs qu'ils paraissent blancs. En fait, mes cheveux étaient blonds cendrés très clairs et paraissant blancs à la lumière de mon vivant, mais ils ont blanchi d'un coup durant ma nuit de noce pour ne plus jamais reprendre leurs jolie teinte blonde. Comme pour toute les femme de la noblesse, mes cheveux sont longs et entretenus avec soin, il n'y a que les catins qui les portent court.
Mes yeux sont d'un bleu pénétrant et ressemblent à deux blocs de glaces avec pourtant une flamme dansante à l'intérieur. On peux y lire toutes mes émotions facilement et étant encore humaine, mon frère m'appelait son livre ouvert. Comme dit plus haut, je mesure 1m57 et pèse 45 kg. Je suis un petit bout de femme qui réussi cependant très bien à imposer sa lois et à tenir tête à des costauds bien plus imposants que moi. Certains prétendent que je compense ma petite taille par un caractère de tyran. Il y à peut être du vrai là dedans. En tout cas une chose est sur, je suis une belle femme et les hommes ne manquent pas dans mon giron de génération en génération.

Qualités : Forte prestance, enjouée, curieuse mais je sais tenir mon rang.
Défauts : Tyrannique, peste et capricieuse.

Histoire :

Je suis née durant l'hiver 566 mais le récit de mon histoire commencera quelques mois avant pour vous planter le décor et vous présenter le reste de ma famille. La France était sous le règne de Caribert Ier et de nombreux nobles essayaient de se rapprocher de son giron pour leur propre gloire. Le baron de Choiseul n'était pas comme ces gens et vivait dans son château en province et prenait grand soin d'éviter la cour. Il menait pourtant un train d'enfer en faisant grand cas de faire venir à lui les troubadours, poètes et artistes de tous horizons, poussant les curieux à faire partit de son giron pour profiter de ses grâces. Il ne faisait pourtant pas cela pour sa propre gloire, mais bel et bien au nom de l'amour. En effet, le baron était l'époux heureux d'une femme sublime qui lui rendait son amours, mais qui était une grande adepte de l'art et qui aimait mener grand train.

Sa femme lui avait déjà donné un fils qui avait 5 ans et qui ayant passé sans encombre les premières années critiques de la fragilité des enfants, porterait son titre quand le bon baron passerait l'arme à gauche. Le baron Henri était fort heureux en cette fin d'année car le ventre de sa femme s'arrondissait à nouveaux, il ne pouvait donc pas lui refuser ses caprices de femme enceinte et passait son temps à organiser des banquets pour que celle-ci oublie qu'elle allait une nouvelle fois connaître les douleurs de l'enfantement.
Henri et Brunehild menaient donc grand train et choyaient leur fils unique Clodobert. Ils étaient tous les trois près à me faire une place dans leurs vie et c'est avec toujours autant de bonheur que moi, Alix de Choiseul venait au monde l'année suivante dans ce château médiéval.

Les premières années de ma vie ont-elles réellement une importance capitale? Je vais me remémorer au mieux les évènements pour garder un fil conducteur à mon histoire. Je me souviens que ma mère n'a été présente dans ma vie contrairement à mon père qui était ravi d'avoir une petite princesse à choyer. Mon frère se pliait à mes quatre volontés et me traitait comme le faisait mon père, en vrai princesse. Je me souviens aussi que j'aimais beaucoup jouer avec Clodobert. Je passais mon temps à me cacher et a obliger toute la famille et les gens du château à me chercher. J'aimais être au centre de l'intérêt de chacun et y arrivais bien. Plus grande, alors que mon frère approchait de l'âge adulte et que je ne devais guère avoir plus d'une douzaine d'année, je passais mon temps à vouloir le suivre partout ou il allait. Mon comportement l'agaçait et essayait toujours de me semer. Pourtant, j'avais une telle admiration pour lui que même lorsqu'il me laissait seule dans une forêt, je ne lui en voulais pas puisqu'il revenait me chercher en voyant que je ne rentrais pas au château à la nuit tombé. J'aimais beaucoup passer des heures dans la forêt, je ne bougeais pas de l'après midi, écoutant les bruits de la nature qui m'entourait et la plupart du temps il me retrouvait à l'endroit même ou il m'avait semé et se contentait de me prendre dans ses bras pour me ramener chez nous.

A 12ans, j'étais si frêle et petite que je n'en paraissait pas plus de 10, pourtant, c'est dans ces années là que ma mère se mit à s'occuper de moi et de mon éducation. J'étais une vraie sauvageonne, mais elle s'employa à faire de moi une femme de la noblesse en m'apprenant ce que sa mère lui avait appris avant moi. Mon père et mon frère préféraient la petite Alix qui se perdait dans les bois, mais ma mère prit tellement de soin à m'apprendre tout ce qui bercerait ma future vie qu'en quelques années, je n'avais plus rien de comparable à cette jeune fille simple.

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A l'âge de 17 ans, j'étais prête à me marier. Mon frère en avait fait de même quelques années avant moi puis, était partit à la guerre. Bien que je ne sois plus la jeune fille qui lui courrait derrière à longueur de journée, je devais bien avouer qu'il me manquait. Sa femme était une femme petite et ronde sans aucun charme qui lui avait déjà donné deux fils et qui passait son temps à râler. Ces deux là formaient un couple parfaitement inadapté et ne contribuaient qu'à me faire redouter le jour de mon propre mariage. Je n'en laissais pourtant rien paraître. Mon père avait reçue de nombreuses offres et pour ma part, je ne rêvais que d'amours courtois. J'avais envie d'une homme qui vienne jouer de la viole sous mes fenêtres et il faut dire que ça ne manquait pas aux vues du beau monde que nous hébergions en permanence. Pourtant, aucun d'eux ne semblait correspondre aux attentes de mes parents.

Un jours pourtant, un messager à curieuse allure vint frapper à nos portes. Il portait la livrée du marquis de Coucy, un homme particulier dont on entendait beaucoup parler mais que l'on ne voyais jamais. La valet portait un courrier de son maître mais je ne su pas de quoi il s'agissait. Ma mère quand à elle était très fière et je ne tardais pas à comprendre que l'on m'avait trouvé un époux. Le mariage n'aurait pourtant pas lieux avant plusieurs mois et comme souvent se ferait par procuration. Mon père m'apprit tout de même que le Marquis de Coucy était un homme assez beau, venant d'une grande et puissante famille depuis toujours. Le père du marquis lui ressemblait à s'y méprendre et avait eu plus de douze femmes qui étaient toutes mortes de maladies mais que l'une d'entre elles avaient tout de même réussi à lui donner un fils. La marquis actuel n'avait jamais pris de femme et étais un jeune homme sortant peu.
Tout de suite je craignais le pire, mon futur époux était difforme. Il avait eu un père fou qui avait tué ses femmes et avait massacré son fils au point de le rendre incapable de sortir. Moi, une belle femme, allais me retrouver au bras d'un mari monstrueux qui me cloitrerait dans son château . Plus le moment arrivait, plus j'avais peur.

La cérémonie en l'absence de l'époux fut sans grand éclat au grand regret de ma mère et du mien aussi. Moi qui rêvait d'un grand mariage entre deux êtres amoureux, nous en étions loin en cette journée. Tous le monde me félicitait pour ce beau mariage, mais pour ma part je redoutais le moment ou je me tiendrais en face de mon époux et ou il réclamerais son du. C'était un émissaire du roi qui avait tenu le rôle de mon promis tout au long de cette journée et j'aurais aimé qu'il soit véritablement l'homme à qui partagerait désormais ma vie car il semblait aimable et charmant alors que je ne savais rien d'autres que les bruits courants sur mon époux. On m'avait montré un portait de son père mais même si ils se ressemblaient... Je redoutais le pire.
On ne me laissa pas profiter longtemps de mon frère rentré de la guerre exprès pour l'occasion, mais on se promit de se revoir bientôt. De se rendre visite, quitter mon château natal me fendait le cœur mais la lettre du Marquis avaient été formelle, sa jeune épousé devait suivre les hommes porteurs de cette lettre pour se mettre en route au plus tôt vers son marquisat. Ma mère me donna les dernières recommandations tandis que mon père m'aidait à me mettre en selle. Obéir à son époux, être soumise et se plier à ses exigences. Je m'en souviens encore aujourd'hui tant ses paroles absurdes m'avaient fait sourire, car il me semblait bien ne jamais avoir vu ma mère en femme soumise. Craignait-elle maintenant pour ma survie auprès d'un homme ayant un si grand nom, mais étant si mystérieux et trouble? Il en était bien temps.

Nous nous mirent donc en branle, moi mon chargement et ma suite qui n'était composé que des gardes de mon époux censé protéger ma petite personne. Ces messieurs passaient leurs temps à ronchonner que nous n'allions pas assez vite, et il était vrai qu'avec tout le mobilier qui composait mon trousseau, ce ne n'était pas possible de ce déplacer très vite. Pour ma part, je n'étais pas pressé de me retrouver en présence d'un homme dont même sa garde ne voulait pas me parler. Ils parlaient de lui avec une certaine crainte et éludaient consciencieusement le sujet.
Nous mirent plus de six jours à arriver aux abords du marquisat, et c'est de nuit que nous mirent pied à terre dans la cour du château seigneurial d'Arthur de Coucy. Un cavalier avait pris les devant pour avertir la maisonnée que la marquise arrivait, mais malgré ça, à part les serviteurs, il n'y avait personne pour m'accueillir. Une femme au visage avenant prit en charge mon arrivée et s'occupa de me montrer mes appartements situé au deuxième étage de l'immense château.

Elle fit montre un bain et me plongea dedans me frottant et me récurant comme si j'avais été une casserole sale. Elle parlait sans interruption mais sa litanie ne semblait pas m'atteindre. Elle me disait que j'étais belle et que le seigneur de ces lieux serait vraiment heureux de me retrouver cette nuit. Nous étions déjà en plein milieux de la nuit et je n'avais qu'une envie, c'était de dormir. La camériste me passa une fine chemise de toile qui laissait largement deviner mes formes et qui laissait même filtrer la faible lumière des chandelles, me donnant l'impression d'être entièrement nue. Mes cheveux avaient été détachés et tombaient en cascade dans mon dos. Cette forme vaporeuse blonde faisait partie de mon charme et la femme l'avais bien compris en la mettant ainsi en valeur.

A peine fut-elle sortie de la chambre que la porte grinça, me faisant sursauter. Je me retournais d'un coup, me retrouvant face à un homme de forte stature et pâle comme un bloc de sel. Il ne se présenta pas et se contenta de s'approcher inexorablement de moi. Je tentais bien d'engager la conversation, mais cet homme ne semblait vouloir qu'une seule chose. Il ne semblait pas me découvrir pour la première fois contrairement à moi qui ne l'avais vu que par portait, et encore, on ne m'en avais montré qu'un seul de son père, mais l'un et l'autre se ressemblait tellement qu'il était difficile de faire la différence. Plus il avançait, plus je reculais, il n'y avait nul part ou fuir si cet homme décidait de me faire sienne ce soir sans un mot échangé. Heureusement, il sembla repérer ma crainte et recula d'un pas en baissant un peu le visage en signe d'excuse. Au moment ou il relevait le visage, je pouvais voir qu'il souriait. Il était beau quand il souriait, pourtant quelque chose me glaça le sang. Ses dents. Il semblait avoir des canines monstrueuses et il me fit immédiatement penser à un animal affamé. Un loup aux grandes dents. Je me mis encore à reculer , mais cette fois, ce n'étais plus du pas à pas, on aurait plutôt dit que je bondissais en arrière. Malheureusement, derrière moi, il ne se trouvait qu'une étroite fenêtre ou une femme normal n'aurait pas pu passer, mais j'étais tellement fine et petite. Sans que je n'ai eu le temps de comprendre quoi que ce soit, je me retrouvais à voltiger dans les airs. Je n'eus aucun mal à comprendre que j'étais passé par la fenêtre. En quelques secondes, j'étais par terre. Je sentais l'herbe humidifié par le froid de cette nuit là collé à ma peau. Ma chemise était poisseuse et je n'arrivais pas à bouger. Mes membres ne répondaient pas et mon corps semblait désarticuler. Je voyais trouble, mais je vis la forme sombre de mon époux se pencher à la fenêtre et une seconde plus tard, je le voyais auprès de moi, comme si... comme si il avait sauté par cette même fenêtre. La suite ne fut qu'un long trous noir car je sombrais vers la mort.

Quand je me réveillais, j'étais allongé sur le lit de ma chambre, mon époux était assis dans un fauteuil près de moi. Je rouvrais les yeux puis bougeais la main sans aucune difficile. J'avais dans la bouche une sensation désagréable. Comme quand petite, je grimpais aux arbres et que je me mordais la langue en sautant pour descendre. Un goût de sang. Je pouvais bouger, mais sa main sur la mienne m'encourageait à rester allongée. J'étais toujours en chemise et celle ci était toute ensanglantée. Une odeur attirante, mais qui semblait au vu de ce dont je me rappelais, être mon propre sans. Comment pourrais-je être encore vivante après une chute du deuxième étage? Il s'agita pour s'assoir directement sur le lit, plus près de moi et son air triste me sauta aux yeux. Il murmura quelques mots que je ne compris pas «suis-je si monstrueux que vous préfériez le suicide à une vie près de moi?» Je ne répondis pas, ne sachant que répondre, mais il parla pour moi.

Il était un vampire, il était immortel et devant ma mine déconfite, il m'apprit également qu'il n'avait pas eu de père, que si il se cachait, ce n'était que du soleil. Je lui parlais de toutes les épouses de son père, il me coupa pour me dire à nouveaux que c'était les siennes et qu'il vivait depuis près de 300 ans ainsi, se faisant lui même passer pour la nouvelle génération. Il m'expliqua qu'il les avait dans l'espoir de se sentir moins seul et de la transformer pour essayer de vivre l'amour, mais qu'elles étaient toutes mortes sauf moi durant la transformation. J'ouvrais de grands yeux, que voulait-il dire? Je ne tardais pas à comprendre qu'il m'avait changé en monstre, que ses canines qui m'avaient fait si peur seraient désormais les miennes. Que je ne me nourrirais plus que de sang et que les propres êtres qui m'étaient chers pourraient se transformer en repas de famille.

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Il me laissa seule,comprenant que j'ai besoin de temps pour me faire à cette idée... du temps nous n'en manquions plus maintenant. Pourtant, c'était sans compter sans la femme qui à peine trois heures avant cette aventure m'étrillait dans une baignoire. Elle fit une entrée fracassante dans la chambre et se figea sur place. Je pensais qu'elle ne tarderait pas à crier au monstre mais pourtant, c'est fasse à ma belle chevelure blonde qu'elle se signait. En effet, mes cheveux avaient viré du blond au blanc durant cette nuit de noce particulière. Cette femme s'appelait en fait Ninon et était au service du marquis depuis plus de 30 ans. Elle connaissait son secret, comme tous le monde au château, et espérât bien bien que leur maître trouverait l'amour un jour. Moi, je ne me disais qu'une seule chose, c'était que j'avais faim et que cette grosse Ninon ferait parfaitement l'affaire. Je lui sautais dessus avec une force, une rapidité et une agilité insoupçonné. Alors que j'allais planter mes crocs dans la chaire tendre de la femme, mon époux entra, trainant derrière lui un homme ensanglanté. Il fronça les sourcils en voyant la scène. Je lâchais instinctivement la femme rondelette pour sauter sur l'homme ensanglanté dont l'odeur était bien plus forte et embaumait déjà la pièce. Toute occupée que j'étais à vider ma victime, j'entendis Arthur disputer Ninon.

-Je t'avais ordonné de ne pas venir ici Ninon.
-La pauvre petite doit être toute chamboulé mon seigneur...
-Elle est surtout affamée, je m'en occuperais jusqu'à ce qu'elle sache se maîtriser.

Et c'est ce qu'il fit. Il m'expliqua que assassins de sa région venaient garnir ses prisons pour servir de repas, ce qui permettait à ses gens de travailler ici sans avoir peur. Ils étaient choisi sur le volet et la plupart ne connaissaient pas son secret. Pour tous, il était quelqu'un de bizarre. Seul Ninon et son époux connaissaient la réalité sur leur maître et ne le révèleraient pour rien au monde.
Arthur passa tous son temps avec moi m'expliquant ce qu'il savait de sa race, ou plutôt de notre race. Il avait quitté les siens pour essayer de vivre autrement. Il avait tué le marquis il y a bien longtemps, et avais pris sa place sans que personne ne le remarque il y a près de 150 ans.

Arthur était quelqu'un de très intéressant et ressemblait un peu aux hommes dont j'avais toujours rêvé. Nous pratiquâmes l'amour courtois durant des mois. Il venait la nuit chanter sous les fenêtres de mes appartements. Nous passions nos journées à lire et à nous divertir tous les deux. Nous vécurent ainsi durant des années sans que personne ne trouve à y redire. Un jour pourtant, mon frère se fit annoncer aux portes de notre château. Nul ne savait pour ma transformation, je me contentais d'envoyer des lettres régulièrement. Un jours pourtant, j'invitais mon frère à venir nous rendre visite contre l'avis de mon époux. J'insistai tellement qu'il finissait par me céder dans l'espoir de me rendre encore d'avantage heureuse. Il débarqua en plein jours et commença par s'offusquer qu'on ne vienne pas à sa rencontre. Mon époux le salua une fois entré dans le petit salon. Mon frère remarqua tout de suite que mon époux n'était pas comme tout le monde et exigea de me voir. Il avait déjà rencontré des créatures de ce genre lors de ses voyages et m'en avais souvent parlé comme des créatures monstrueuses. Je n'avais jamais cru à ses histoires et j'aurais aimé qu'il n'y crois pas lui même.

Quand je me présentais à lui, il fut choqué par les changements qui avaient eu lieux. Mes cheveux blancs ainsi que ma mine cadavérique le rendirent fou de rage, non pas envers moi, mais envers cet époux que j'avais appris à aimer mais qu'il considérait comme un criminel monstrueux. En tant que femme du monde, je n'avais jamais été mise au courant de la guerre entre les vampires, les loups et les humains. Mon frère ne voulut pas rester chez nous et il repartit sans même me serrer dans ses bras. Cela me fit beaucoup de mal, mais je n'étais pas au bout de mes peines. Mon frère avait une hargne tenace contre les créatures de notre espèce et elle était bien plus destructrice que ce que j'aurais pu croire.

Je l'appris durement, quelques jours seulement après sa découverte, Clodobert m'envoya une missive me demandant de le rejoindre dans la foret la plus proche, comme quand nous étions enfants. Ravie de cette nouvelle rencontre avec lui qui me permettrait de lui expliquer à quel point j'aimais Arthur, je me précipitais à sa rencontre. Il m'y attendait, mais loin de me faire des excuse sur son attitude hautaine et méprisante à notre égard, il m'accabla d'insultes et me cracha au visage qu'il aurait préféré que je meurs de ma chute plutôt que je vive en étant un monstre. Il m'expliqua que pendant que nous discutions ici, des hommes en armes attaquaient le château pour assassiner le monstre. Quand je voulu rejoindre mon cher époux, Clodobert se mit en travers de ma route refusant de me livrer le passage. Se rendait-il compte de ce qu'il faisait? Arthur avait quitté les siens car il était non violent et ne tuait que pour se nourrir. Mon frère ne voulait rien entendre et alla jusqu'à me menacer de subir le même sort que celui de ma moitié. En entendant ses paroles, mon sang ne fit qu'un tour et j'envoyais promener d'un revers de main cet individu qui m'avait servi de famille pour voler au secours de l'homme qui m'avait transformé et qui avait su se faire aimer par sa douceur et sa patience. Pendant que je courais, l'odeur du sang de mon frère me chatouillait le nez, et pourtant, ça ne m'atteignait pas.

Malheureusement, j'arrivais trop tard, le château était vide. Ninon était à l'agonie, surement avait-elle voulu se mettre en travers des monstres qui venaient tuer notre cher Arthur. Il n'y avait aucune trace de mort autre qu'humaine dans ce château, c'était un vrai massacre. Les gardes avaient visiblement protège notre demeure au mieux. Je voulu aider Ninon, mais elle préférait mourir pour suivre son mari... Avant de rendre son dernier soupir, elle m'apprit que le mien serait exécuté le jour suivant au levé du soleil sur la place publique du village par les hommes de mon frère.
Je n'eut aucun mal à trouver un commerçant compatissant possédant une maison avec les fenêtres donnant sur cette place et m'y rendis de nuit. Arthur était enchainé à un piloris et encerclé par des gardes. Je n'avais qu'une envie, c'était de pleurer. Mon pauvre amour allait être brulé vif et c'était de ma faute. Je savais pertinemment que si je murmurais il m'entendrait contrairement aux humains...

-Je suis navrée mon amours. Je vais te sortir de là.
Arthur releva la tête et me sourit amoureusement comme si il avait su depuis le début que j'étais là. Je me demandais encore aujourd'hui comment j'avais pu avoir peur de cet homme lors de notre première rencontre.
-Alix... que fais tu là? Tu devrais partir loin d'ici et te construire une nouvelle vie, ma vie s'achève, mais la tienne ne fait que commencer. Part, et ne te retourne pas.
-Mais... je t'aime...
-Je t'aime aussi... mais je ne veux pas que tu ais à affronter le soleil.

Je ne pouvais concevoir ma vie sans lui, pourtant je savais rien qu'en regardant dans ses yeux qu'il ne voulait ni que je le vois mourir, ni que je risque la mienne pour le sauver et si je ne pouvais me résoudre à vivre sans lui malheureusement, il avait raison, l'astre du jour pointait déjà le bout de son nez. Je reculais d'un pas et me recroquevillais sur moi même en entendant les cris d'agonie de ma moitié. Je pleurais assise là durant toute la journée, puis me décidais à partir une fois la nuit retombée. Je ne savais pas ou aller. Mon Arthur avait été lâchement assassiné par ces stupides humains et même si je l'avais été pour l'instant plus longtemps que vampire, ces monstres m'avaient arraché le cœur et il était clair que je ne serais pas aussi tolérante que lui.

Les deux cent premières années de ma vie de vampire solitaire furent enrichissante sur le développement de mes pouvoirs. En effet, durant les deux années ou je vécue le parfait amour, je ne m'étais pas aperçue de ces dons et Arthur ne m'en avait pas parlé non plus. Il n'était pas dur pour moi d'occuper des places importantes au sein de la noblesse. Après tout, j'avais du sang bleu et c'est tout naturellement que la Marquise de Coucy repris la place qui lui était destinée.
Dans cette société nous autres femmes n'avions pas beaucoup de pouvoir et la seule façon d'être dans les confidences de ce qu'il se passait au sein du royaume était de côtoyer les plus grand. Il ne fallut pas longtemps pour me faire une place de choix auprès de notre bon roi Childeric II qui aimait les belles femmes. Il n'obtint jamais rien de moi, mais j'obtins beaucoup de lui. Il me rendit mon marquisat et je retournais vivre dans ce château ou j'avais vécue avec le seul homme de ma vie. Les lieux avaient bien changé mais je m'attelais rapidement à la rénovation et le résultat ne tardait pas à se faire sentir. En dix ans le château retrouva sa splendeur d'antan et le faste de ses plus beaux jours. J'engageais des gardes en masse que je transformais après les avoir regardé agoniser. Ils étaient fidèles et bien plus forts que les incompétents qui avaient laissé mon Arthur se faire capturer.

Comme ma mère l'avait fait avant moi, je me constituais une petite cour dans mon château, à la seule différence que mes invités étaient soient des futures compagnon face à éternité, sois des repas convenables. Durant des années je me suis constituée une petite armée qui m'est totalement dévoué, qui me craint et me respecte pour me préserver du sort funeste de mon pauvre Arthur. Au fil des ans, le château à vu construire de nouvelles ailes pour accueillir tout ce petit monde qui gravite autour de moi comme des insectes autour d'une chandelle. Je suis une vampire puissante et respectée. Les humains des environs savent ce que nous sommes et le roi Philippe II a retiré tout semblant de troupes lui appartenant des environs, laissant libre cours à ma propre loi. Il paraitrait que des loups garous trainnent dans les denses forêt de mes terres, mais je n'en ais cures. Si certains les haïssent, elles ne sont pas mes ennemis. Seul les humains m'indisposent et ces sous créatures n'ont aucun autre devenir que celui d'être transformé pour les plus intéressant, ou périr vidé de leur sang.

Cependant à l'âge de 641 ans, j'aspire à un peu de nouveauté et il paraît qu'une guerre fait rage dans la région d'Altagarde. Une guerre entre vampires, loups et humain. Je n'ai jamais rencontré de pareil créatures bien que j'en ais souvent entendu parler. Quand j'ai parlé de mes intentions de quitter mon marquisat ou je trônais en reine et créatrice de tout ce petit monde, beaucoup voulurent se joindre à moi, mais un seul eu ce privilège. Mathieu, qui était le chef de ma garde et un amoureux farouche sur lequel je n'avais pas eu besoin d'utiliser mes pouvoirs d'attraction. Nous partîmes donc tous deux vers ces terres lointaines avec pour seul indication les racontars d'un vampire de passage dans mon beau château de Coucy.

Hors Roleplay :

Nom de la célébrité : Jessica Stam
Relation avec un personnage présent : aucun
Les 3 mots de passe (dans le règlement) : Ok, Amelya
Votre niveau rp : (débutant, connaisseur, avancé) connaisseur
Présence sur le forum : tous les jours normalement mais comme je suis également opératrice sur un jeu en ligne... je suis parfois débordée et peux mettre 2 jours à RP xD
Comment avez-vous connu le forum ? (Si c'est par top site, indiquez nous le quel) : Par Amelya
Avis général sur le forum : super
Autre chose à ajouter ? : Bonne lecture et c'est quand qu'on commence ? :d [/center]
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Amelya Eliukhan
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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Ven 17 Déc - 12:44

Bienvenue sur Sumbrae !

Alors ton histoire est tout à fait correcte, je n'y vois rien à y redire.
Est-ce que tu souhaites proposer Mathieu en Personnage Vacant ?

Je te demanderais encore juste de signer la charte puis je te mettrais tes droits Wink

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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Ven 17 Déc - 18:16

Merci ^^
je pense que je vais en effet proposer Mathieu en personnage vacant, faudra juste que je l'étoffe un peu.
Je vais de ce pas signer la charte.
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Amelya Eliukhan
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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Ven 17 Déc - 21:33

Ok tu m'enverras la fiche détaillée de ce perso par mp, tu pourras t'inspirer de celle de Vincent ^^

Je te valide tout est ok, passe de bons moments parmi nous ^^

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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Ven 17 Déc - 21:45

Merci encore ^^
Je t'enverrais ça par mp, dès que je l'aurais fini
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Oscar Le Magnifique
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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Mar 21 Déc - 12:34

Bienvenue gente Dame !
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Jean-Jacques Montgommery
Humain


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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Mar 21 Déc - 21:50

Bienvenue.
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Alix de Coucy
Vampire
† Dame de France †



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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Mar 21 Déc - 23:54

Merci les casses-croutes en herbe Razz
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Ambre Eliukhan
Seigneur Esclave


Messages: 100
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Feuille de personnage
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MessageSujet: Re: Présentation d'Alix   Mer 22 Déc - 12:19

Bienvenue Wink

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Présentation d'Alix

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